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Porrentruy
(423 m / 6830 hab.)
D'où que vous arriviez à Porrentruy vous apercevez d'abord le château. En passant par la route de Bure ou, à pied, depuis le Faubourg de France, rendons-
Le Château
Vaste édifice triangulaire composé de constructions du XIII' au XVIII' s., il abrite aujourd'hui toutes les instances judiciaires du Canton. A l'ouest, la Réfous, donjon du XIII' s., le Corps de garde, à côté de la porte principale, ainsi qu'un élément restant des remparts en constituent la partie médiévale. La profondeur du puits, à proximité de la porte nord voûtée, est à peu près équivalente à la hauteur de la Réfous, une trentaine de mètres.
Après l'installation des princes évêques de Bâle qui, du XVI' au XVIII' s., font de Porrentruy leur capitale et du château leur demeure, ce dernier est agrandi vers l'est. Bâties en 1590-
En contrebas, du côté est, mais non visible de la cour, la
L'esplanade, autrefois fermée par des constructions ceinturant compètement la cour, offre le meilleur coup d'œil sur la vieille ville.
Histoire de la ville
Le site, au confluent de l'Allaine,du Bacavoine et du Creugenat,est déjà peuplé à l'époque gallo-
Hôtel de Ville. XVIII s.
Erigée déjà au XIs., l' église Saint-
Elle comprend un ensemble d'habitations bourgeoises gothiques, baroques et néoclassiques qui s'étend vers le sud, du faubourg de France à l'ancien Collège des Jésuites, barrant le passage entre les collines du château et du Banné. C'est sans doute ce que voulut Rodolphe de Habsbourg qui, en 1283, conféra à la ville son statut par une charte de franchises.
Porrentruy est capitale des princes-
Hôtel Dieu. XVIII s.
ville vers la gare, présentent quelques spécimens remarquables de villas «Belle Epoque». Depuis l'entrée en souveraineté de la République et Canton du Jura en 1978, la cité episcopale abrite les Archives de l'ancien Evêché de Bâle, l'Office de la culture, le Tribunal cantonal et le siège de la Banque cantonale.